La femme en vert - Arnaldur Indridason

La femme en vert

5 étoiles
L'histoire
Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange... Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d'indices au commissaire Erlendur. L'enquête remonte jusqu'à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d'une Islande sombre et fantomatique...[Résumé de l'éditeur]

Mon avis
La femme en vert est mon premier Indridason et donc ma première enquête du très célèbre détective islandais Erlendur.
J’ai été séduite par ce roman noir bien construit au rythme lent, minutieux et poignant. Le point de départ est une enquête presque banale pour découvrir l’identité d’un cadavre : simple mais terriblement efficace grâce au talent d'Indridason.
L'enquête révèle petit à petit un drame humain survenu des années plus tôt. La véritable histoire de "la femme en vert" prend forme peu à peu, presque image par image embarquant le lecteur au cœur d’une Islande aux paysages évocateurs plongée dans les échos de la seconde guerre mondiale. Le lecteur plonge alors dans un drame familial oppressant.. En parallèle, le drame personnel que traverse l’enquêteur Erlendur sert de point de repère au temps présent.
La femme en vert est pour moi un vrai bon polar qui mélange habilement passé et présent et qui trouve son équilibre entre drame social, passé à oublier et enquête policière sur fond de paysages rudes et grandioses. Le tout dans un style sobre et factuel.

Citations
- On dit que le temps guérit toutes les blessures, dit le médecin croyant voir qu'Erlendur détournait le regard. Cela s'applique tout autant au corps qu'à l'âme. - Le temps, répondit Erlendur en replaçant le drap sur l'enfant, il ne guérit pas la moindre blessure.

Son existence tout entière était organisée autour de son mari. De ses petites manies, de la façon dont elle devait le servir. Elle cessa de s'occuper d'elle-même. Cessa de se laver régulièrement. Cessa de soigner son apparence. Des cernes se dessinèrent sous ses yeux, la peau de son visage se distendit et son teint devint grisâtre, ses épaules tombèrent et sa tête s'affaissa sur sa poitrine, comme si elle redoutait de lever les yeux normalement.

Récompenses
Ce livre a reçu le Prix Clé de verre du roman noir scandinave en 2003 et le Grand prix des lectrices de Elle 2007, catégorie Policier.


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