Derniers Adieux - Lisa Gardner

Derniers Adieux

5 étoilesCoup de coeur

L'histoire
Est-ce parce qu'elle attend un enfant que Kimberly Quincy, agent du FBI, se sent particulièrement concernée par le récit incroyable et terrifiant d'une prostituée enceinte ? Depuis quelque temps, elles sont plusieurs à avoir disparu d'Atlanta sans explication, comme évaporées, et Kimberly est bien la seule à s'en préoccuper. Un serial killer s'attaquerait-il à ces filles vulnérables ? Aurait-il trouvé la clé du meurtre parfait ou s'agit-il de crimes imaginaires ? Sans le savoir, la jeune femme s'enfonce dans le piège tendu par un psychopathe. [Résumé de l'éditeur]

Mon avis
Coup de cœur pour ce thriller de Lisa Gardner. Je me suis laissé littéralement happer par ce roman très dur où les araignées jouent un rôle primordial. Je salue d'ailleurs cette idée originale et dérangeante à souhait de faire des araignées un élément central de roman. Arachnophobes s'abstenir !
Vous l'aurez compris Lisa Gardner m'avait séduite avec Sauver sa peau et elle m'a bluffée avec Derniers Adieux. Entre temps elle a reçu le Grand Prix des lectrices de ELLE catégorie Policier pour La maison d'à côté. A n'en pas douter, Lisa Gardner est en train de devenir une valeur sure du thriller.
Le rythme est maitrisé, les narrateurs sont alternés, les récits s'entrecroisent et puis se mêlent avec un réel talent. L'enquête sur des prostituées étrangement disparues dévoile très vite une affaire d'une toute autre ampleur que l'agent Kimberly Quincy s'efforce de démêler sans bien savoir où elle met les pieds.
Lisa Gardner sait où elle veut nous emmener et maitrise son récit. Tous les personnages sont travaillés, fouillés et l'ensemble est dérangeant et captivant.
Le seul reproche que je pourrais faire à ce thriller est la surenchère de cruauté : l'enlèvement d'enfants, la pédophilie, le meurtre, la violence tout y est; et certains passages sont vraiment détaillés peut être plus que de raison.

Citations
Ce n'est pas parce qu'on connaît sa place dans le monde qu'on doit s'en satisfaire


La terreur ne dure pas indéfiniment. C'est impossible. Ça demande trop d'énergie de l’entretenir. Et à vrai dire, la terreur naît de la rencontre avec l'inconnu. Mais quand c'est arrivé un nombre suffisant de fois, quand tu as été systématiquement violenté, battu, soumis, ce n'est plus de l'inconnu, n'est-ce pas ? Le même geste dont la perversité t'as un jour choqué, blessé, humilié devient la norme. Voilà ce que sont désormais tes journées. Voilà la vie que tu mènes. Voilà ce que tu es devenu. Un spécimen de la collection.


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