Lait noir - Elif Shafak

Lait noir

3 étoiles
L'histoire
Maternité et écriture ne font pas toujours bon ménage. L'une paraît menacer l'autre et vice-versa. Comment marier la blancheur du lait à la noirceur de l'encre ? Comment préserver son indépendance tout en berçant sa progéniture ! Ainsi lorsque Elif Shafak. à la naissance de sa fille, sombre dans une dépression, six petites créatures têtues et véhémentes l'accompagnent. Ces dames, voix intérieures de l'auteur - et l'on pourrait dire de toute femme -, exposent avec détermination, intelligence et humour leur conception du monde et de la féminité. De Miss Cynique lntello à Miss Ego Ambition, de Miss Intelligence Pratique à Darne Derviche, de Maman Gâteau à Miss Satin Volupté. La femme d'hier, d'aujourd'hui et de demain s'exprime dans ses contradictions et ses rêves. [Résumé de l'éditeur]

Mon avis
Je suis reconnaissante à Elif Shafak d’avoir abordé et développé des sujets tels que la difficulté de concilier maternité et carrière, la peur d’être résumée toute entière à son rôle de mère ou encore la dépression post-natale. Pour autant les nombreuses "voix intérieures" censées représenter les différentes facettes de l’auteur (et par extension de la femme) n’ont pas su me convaincre. Miss Ego-ambition, Dame Derviche ou Miss Satin volupté sont certes sympathiques mais ne font pas réellement avancer la réflexion et on finit par se perdre dans leur brouhaha.
Bien qu’agréable à lire et empreint d’une certaine auto dérision, ce document ne m’a rien apporté que je ne savais déjà : oui il est plus difficile d’être une femme que d’être un homme, oui les femmes doivent souvent choisir entre maternité et carrière, oui on peut citer aisément des femmes célèbres qui ont du sacrifier à ce choix. Rien de nouveau sous le soleil. Bref, il s’agit pour moi plus d’un constat argumenté que d’une réelle réflexion sur la féminité.
A noter cependant, le passage parfaitement réussi sur la dépression post-natale (qui n’occupe que le dernier quart du roman) qui décrit avec justesse et humour les affres d’une mélancolie sans objet et sans remède. Cette dernière partie rehausse l’ensemble du document.

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