Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

4 étoiles
L'histoire
Durant la Grande Dépression, Scout (âgée d'une dizaine d'années) - fille de Atticus Finch avocat dans la petite ville sudiste de Maycomb - promène son regard décalé et curieux sur le quotidien policé de ce coin d'Alabama.
Lorsque son père est commis d'office pour défendre un Noir accusé de viol sur une femme blanche, elle affute son regard pour nous dépeindre un procès qui déborde de son cadre et devient très vite le prétexte d'affrontements raciaux.

Mon avis
Lorsque j'ai abordé ce roman j'ai eu clairement conscience de m'attaquer à une pièce maitresse de la littérature américaine et j'ai été un peu déçue du moins par la première partie du roman. Durant les cent premières pages, le rythme est lent, très lent, les choses tardent à se mettre en place et les aventures de Scout l'insoumise sont certes touchantes mais assez répétitives.
Le roman ne prend sa force que lors du procès où un jeune homme noir est accusé injustement du viol d'une femme blanche. On comprend très vite, que le procès est inéquitable et que personne (sauf Atticus Finch, avocat commis d'office) ne souhaite que la vérité éclate.
Le regard de Scout - curieux, affuté mais enfantin - apporte un éclairage faussement naïf aux événements qui fait mouche. Tout s'accélère, le récit se fait intense et le style reste agréable.
Paru dans les années soixante aux États-Unis où les questions raciales étaient plus que jamais d'actualité, je pense que ce livre est devenu 'culte' autant pour les messages qu'il véhicule (antiraciste, antisexiste) que pour ses qualités littéraires.
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est cependant un vrai 'morceau' de littérature américaine qu'il serait vraiment dommage de ne pas connaitre, le côté sociétal de l’œuvre étant particulièrement pertinent.

Citations
Tu es trop petite pour comprendre, mais parfois, la Bible est plus dangereuse entre les mains d’un homme qu’une bouteille de whisky entre celles de ton père.
A Maycomb, si l'on sortait se promener sans but précis, on passait pour n'avoir pas le cerveau très précis non plus.

Récompenses
Ce roman a reçu le Prix Pulitzer 1961



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